Aller en haut

Ruptures conventionnelles, contrats de projet... Que contient le projet de réforme de la fonction publique ?

Vers une fonction publique "plus attractive et plus réactive" ? Le gouvernement présente, mercredi 27 mars, en Conseil des ministres, son projet de loi de transformation de la fonction publique. Le texte devrait être "adopté avant l'été" et "applicable au 1er janvier 2020", a annoncé Olivier Dussopt, le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique. Ces mesures s'inscrivent dans le cadre plus large d'une suppression de 120 000 postes d'ici à 2022 – mais aucun dans le milieu hospitalier.

Cette réforme est toutefois rejetée par les neuf syndicats (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, FA-FP, CFE-CGC, CFTC), qui accusent le gouvernement de vouloir une fonction publique alignée sur les règles du secteur privé, au détriment du statut de fonctionnaire et de l'indépendance des agents à l'égard du pouvoir. Sept syndicats ont d'ores et déjà appelé à une journée nationale d'action et de grève le 9 mai. Voici ce que contient cette réforme de la fonction publique.

 

Un plus grand recours aux contractuels

 

Les emplois permanents de l'Etat resteront occupés par des fonctionnaires, mais le gouvernement veut "faciliter les recrutements sur les métiers qui ont des spécificités peu présentes dans le public", résume Gérald Darmanin. L'intégralité des emplois de direction seront donc ouverts aux contractuels (pour les collectivités à partir de 40 000 habitants). "Les employeurs publics auront désormais la possibilité de recruter par voie de contrat sur les emplois de toute catégorie hiérarchique, et non plus seulement de catégorie A", précise le gouvernement dans son exposé des motifs de la loi.

"Ce n'est pas une mauvaise idée en soi", a expliqué sur franceinfo Fabien Tastet, président de l'Association des administrateurs territoriaux de France (AATF). Mais cela devient une mauvaise idée dès lors qu'on ne pose pas des garde-fous et c'est tout le problème du texte gouvernemental." Il réclame notamment des garanties sur la déontologie, les rémunérations et les aptitudes. "Le gouvernement attend des miracles [financiers] de cet afflux de contractuels dans la fonction publique, ajoute-t-il encore. Mais un contractuel va demander sur un poste de direction 15%, 20% voire 30% de plus que les fonctionnaires qui occupaient précédemment le poste."

 

La création d'un "contrat de projet"

 

La réforme prévoit également la création d'un nouveau type de contrat à durée déterminée au sein de la fonction publique : le "contrat de projet". Celui-ci est ouvert à toutes les catégories hiérarchiques mais ne pourra pas aboutir à un contrat à durée indéterminée ni à une titularisation. Il devra prendre fin quand le projet ou l'opération en cours est terminée et sa durée ne pourra pas dépasser six ans.

 

Des plans de départs volontaires

 

"Nous allons favoriser les départs volontaires vers le secteur privé avec des dispositifs qui existent en droit commun et que nous allons renforcer", explique aussi le secrétaire d'Etat Olivier Dussopt. "Nous portons une attention toute particulière aux agents dont les services sont restructurés et dont le poste peut être supprimé. (...) Nous allons mettre en place des dispositifs de départ vers le secteur privé très incitatifs avec un accompagnement renforcé." Ces dispositifs interviendraient seulement "après des transformations qui auraient eu lieu dans un ministère", précise Gérald Darmanin.

 

La création de ruptures conventionnelles

 

La rupture conventionnelle donne lieu à une indemnité dont les montants – minimal et maximal – seront fixés par décret simple. Elle devra être remboursée en cas de retour dans la fonction publique dans les trois années après le départ et ne pourra pas bénéficier aux contractuels. Luc Farré, secrétaire général de l'Unsa, regrette que cette question n'ait "jamais [été] présentée, ni citée durant toute l'année 2018", au cours de laquelle syndicats et gouvernement se sont rencontrés à une cinquantaine de reprises.

 

Des débats sur la durée du temps de travail

 

Quelque 310 000 agents travaillent moins que le seuil légal des 35 heures, dont 190 000 alors que leurs conditions de travail ne le justifient pas, selon un rapport de l'Inspection générale des finances remis à Bercy. "Ce sera évoqué dans le cadre de la discussion parlementaire", assure le ministre Gérald Darmanin. Dans son exposé des motifs, le gouvernement souhaite en effet harmoniser le temps de travail dans la fonction publique territoriale en supprimant les régimes dérogatoires à la durée légale du travail (1 607 heures). Les régimes de travail spécifiques (travail de nuit, dimanche, jours fériés, travail pénible ou dangereux...) ne sont pas concernés.

 

Une refonte du dialogue social

 

Le projet de réforme prévoit encore une refonte, comme dans le privé, des instances de dialogue social – en divisant par moitié les 22 000 instances de dialogue – ainsi que des mesures pour "favoriser la mobilité" (géographique et entre les ministères) des agents et la transposition dans la loi de l'accord sur l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Il pourrait donner lieu à une dizaine d'ordonnances.

En savoir plus...

27 MARS 2019 - PREAVIS DE GREVE DEPOSE PAR L'UFFA CFDT CONTRE LA LOI DE TRANSFORMATION DE LA FONCTION PUBLIQUE

Dans les service des SDIS vous êtes invité à suivre ce préavis de grève (ci-dessous, un extrait du préavis envoyé au Premier Ministre). Il est nécessaire de montrer au gouvernement mais surtout à nos Présidents de Conseil d'Administration et à nos Directeurs que nous sommes capables de nous mobiliser pour un service public de qualité. Nous ne souhaitons pas de secours à deux vitesses, toujours plus d'intervention et moins de personnel.

L’Union des Fédérations de fonctionnaires et assimilés – CFDT (UFFA-CFDT) appelle l’ensemble des personnels de la Fonction publique de l’État, de la Fonction publique Hospitalière et de la Fonction publique Territoriale à des actions de mobilisation le mercredi 27 mars 2019.


Le présent préavis a vocation à permettre aux agents de participer aux différents rassemblements afin d’exprimer ses propositions et ses critiques sur le projet de loi de transformation de la Fonction publique.


La présente lettre vaut préavis de 24 heures pour le mercredi 27 mars, ce préavis couvrant les agents commençant ou terminant leur vacation de travail au cours de cette journée.


Pendant la durée du préavis, l’UFFA-CFDT participera à toute négociation qu’il vous conviendra d’ouvrir, conformément aux termes de l’article L2512-2 du Code du Travail sur l’exercice du droit de grève dans la Fonction publique.

Pour en savoir plus sur le projet de loi c'est par ici

En savoir plus...

UNITE SYNDICALE FACE AU MINISTRE DE L’INTERIEUR

Unité oui mais sans le SNSPP et SUD SDIS

 

Nos 7 organisations syndicales représentant 85% des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels des filières administrative, technique et spécialisée des Services d’Incendie et de Secours ont interpellé d’une seule voix sur une situation de plus en plus difficile au sein des services d’incendie et de secours.

Face à des budgets trop contraints, des réformes pour casser le service public, un désengagement des autres services de l’Etat, une santé des sapeurs-pompiers bafouée et prise comme variable d’ajustement, une augmentation massive des interventions et une diminution des effectifs, une domination sans partage des SAMU sur les missions des sapeurs-pompiers, LA GROGNE MONTE DANS NOS RANGS !

Nous avons demandé l’abandon des mesures rétrogrades du projet de loi Fonction Publique unanimement dénoncées par les organisations syndicales.

Vous trouverez ci-dessous les revendications exprimées et remises au Ministre.

En l’absence de réponses satisfaisantes, passé un délai de 15 jours nos 7 organisations syndicales, appelleront les agents à une mobilisation générale.

Contacts PRESSE :

  • André GORETTI 06 16 76 88 84
  • Alain LARATTA 07 69 95 51 71

En savoir plus...

Résultats des élections professionnelles 2018 filière sapeurs-pompiers professionnels

  1. Résultats relatifs aux comités techniques (CT) des SDIS
    Le taux de participation est de 66,79 %, soit 34 354 votants sur 51 435 inscrits.
  2. Résultats relatifs aux commissions administratives paritaires (CAP) des officiers
    1. CAP de catégorie A
      Le taux de participation est de 60,26 % (70,81 % en 2015, soit une diminution d’environ 10 points).
    2. CAP de catégorie B
      Le taux de participation est de 54,4 % (72,91 % en 2015, soit une diminution d’environ 17 points).
    3. Résultats détaillés par SDIS

En savoir plus...

Temps de travail : les sapeurs-pompiers interpellent les candidats aux élections européennes

Les sapeurs-pompiers de France craignent que l’application de la directive européenne sur le temps de travail de 2003 signe la fin des sapeurs-pompiers volontaires. A trois mois des élections européennes, ils souhaitent que les candidats s’emparent du sujet, et ils réclament une directive propre à leur métier.

« Aujourd’hui notre système de secours d’urgence repose sur 79% de sapeurs-pompiers volontaires. Si la directive européenne sur le temps de travail leur est appliquée, notre modèle s’écroule. »

A trois mois des élections européennes, Grégory Allione, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), veut attirer l’attention des candidats sur l’avenir des sapeurs-pompiers volontaires. A l’origine de ces inquiétudes, la jurisprudence Matzak.

Pour rappel, avec cet arrêt rendu le 21 février 2018, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé que la directive sur le temps de travail de 2003 s’applique aux SPV belges. Une décision qui pourrait faire jurisprudence en cas d’un recours en France. Auquel cas, cela provoquerait un séisme pour le système de secours français. Car si les SPV sont considérés comme des travailleurs, le temps de volontariat doit être comptabilisé dans le calcul du temps de travail hebdomadaire autorisé (48 h) et doit être soumis au principe de repos quotidien (11 h). Ce qui rendrait alors impossible la conciliation d’une activité professionnelle et d’un engagement en tant que SPV.

« En France, la loi du 20 juillet 2011 relative à l’engagement des SPV et à son cadre juridique (loi dite Morel-A-L’Huissier), reconnait la spécificité du volontariat comme un engagement libre, rappelle Grégory Allione. Doit-on appliquer un jugement en balayant d’un revers de main un engagement citoyen ? Doit-on se soucier du temps de travail quand on est dans le volontariat et l’altruisme ? »

Au-delà de la question juridique, la FNSPF estime qu’il s’agit là d’une véritable décision politique. « Dans un moment où l’on prône l’entraide et l’engagement citoyen, nous interpellons les candidats et les élus. Nous demandons une nouvelle directive, propre à notre métier. »

« Nous n’avons pas besoin de cette réglementation »

La FNSPF n’est pas seule dans ce combat. L’inquiétude est partagée par d’autres pays européens qui fonctionnent sur le même modèle. « Si on en croit les sondages, plus de 96% de la population européenne voue une confiance quasi illimitée aux sapeurs-pompiers. Nous devons nous montrer à la hauteur de cela. Notre objectif est de sauver des vies. Mais pour y arriver, nous devons avoir les moyens de le faire, sans être restreints dans nos actions », déclare Hartmut Ziebs, président de la fédération allemande des sapeurs-pompiers. Pour lui, l’application de cette directive aux SPV est contraire au principe de liberté des citoyens de l’Union européenne.
Il en appelle également à la responsabilité des SPV : « Ils sont  suffisamment conscients de leur capacités pour savoir s’il leur faut du repos. Nous n’avons pas besoin de cette réglementation. »

« Les problématiques sont différentes en fonction des pays, ajoute Tore Eriksson, président de l’association internationale des services d’incendie et de secours (CITF). Il est donc important d’adapter la directive à la réalité de chacun. »

Ces craintes touchent aussi les associations agréées de sécurité civile (Croix-Rouge et Fédération nationale de protection civile) dont le modèle repose également sur le travail volontaire.

Le renouvellement des effectifs en péril

Pour la FNSPF, cet engagement citoyen est d’autant plus important dans le contexte actuel. « Avec le changement climatique, les catastrophes sont devant nous, souligne Christophe Marchal, chargé des affaires européennes et internationales au sein de la fédération. Il est primordial de maintenir ce noyau central de SPV, car non seulement ils assurent la sécurité civile, mais leur présence est indispensable pour le secours en cas de crises majeures. »

De plus, le vieillissement de la population complique le renouvellement des effectifs. « Il y a de moins en moins de candidats. En cas d’épidémies, d’attentats, de feux de forêt ou d’inondations, on ne pourra tout simplement plus assurer les secours. Faut-il rajouter des conditions qui pourraient limiter les possibilités d’engagement des jeunes ? Non ! », estime Hugues Deregnaucourt, chargé de l’action politique pour la fédération.

Un document disponible en français, en anglais et en allemand doit être diffusé et remis au Parlement européen pour sensibiliser les candidats à l’élection européenne.

Un mécanisme européen renforcé

Le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne sont parvenus à un accord en décembre 2018 pour renforcer le mécanisme européen de protection civile. Le projet RescEU devrait permettre à l’Europe d’acquérir des moyens matériels propres mis à disposition des pays membres et engagés d’un pays à l’autre en fonction des crises. Cette réserve comprendra notamment des avions bombardiers d’eau, des pompes hydrauliques à haute capacité, des équipes de recherches ou encore des équipes médicales d’urgence.

« Cela devrait permettre de créer une véritable force de sécurité civile, estime Grégory Allione. Mais pour armer ce système, il faudra des hommes. Alors à quoi bon avoir une Europe qui protège si demain on ne peut plus aider son voisin ? » Pour la FNSPF, l’efficacité de ce dispositif pourrait en effet être remise en cause si les pays ne peuvent plus compter sur les forces de leur SPV.

En savoir plus...

Pourquoi il a fallu attendre les pompiers de Saint-Quentin pour éteindre l’incendie

Alors que la polémique a gagné Bohain-en-Vermandois après l’incendie mortel du mardi 26 février, l’État-major apporte des réponses sur les délais d’intervention des sapeurs-pompiers.

24 heures après l’incendie mortel qui a coûté la vie à une femme âgée de 64 ans, la tristesse se mêle à la colère pour de nombreux Bohainois. En cause, les délais d’intervention des secours jugés trop longs par les habitants. Et si rien n’indique que la victime aurait pu être sauvée avec un déploiement plus rapide, beaucoup s’interrogent.« Je leur en veux beaucoup et je ne comprends pas pourquoi nos pompiers qui étaient juste à côté ne sont pas venus », regrette une riveraine de la rue du Cimetière.

Et effectivement, le centre de secours de Bohain-en-Vermandois n’a pu intervenir, non pas par manque de volonté mais en raison d’une carence en moyens humains au moment du drame. « Il n’y avait que deux volontaires cet après-midi-là or il faut être un minimum de trois pour pouvoir sortir le fourgon pompe-tonne (Ndlr : le camion à incendie) », précise Manon Herbain, responsable communication du service départemental d’incendie et de secours de l’Aisne (Sdis 02). Un problème accentué par le fait qu’aucun des deux pompiers présents n’est titulaire du permis de conduire poids lourd.

L’alerte du centre de traitement des appels (CTA) a donc été transmise simultanément aux pompiers de Fresnoy-le-Grand qui n’ont pas tardé à intervenir sur les lieux du sinistre. Mais sans chauffeur poids lourd disponible, les secouristes sont intervenus avec une ambulance sans soutien immédiat d’un fourgon pompe-tonne. Conséquence directe, ces derniers ont assisté impuissants à l’embrasement du logement en attendant le renfort des pompiers de Saint-Quentin et de Guise pendant plusieurs minutes.

84 % des sapeurs-pompiers de l’Aisne sont volontaires

Un malheureux concours de circonstances qui témoigne d’un manque de moyens humains et de difficultés pour attirer de nouveaux volontaires.

« C’est pour cette raison que nous menons des campagnes de recrutement, surtout pour avoir de la présence en journée. La nuit, nous arrivons à avoir du monde mais c’est plus difficile l’après-midi et notamment en semaine quand les volontaires travaillent », remarque Manon Herbain. Un discours qui rejoint celui du directeur départemental adjoint du Sdis 02. « Parfois c’est seulement sur une courte période que nous manquons de volontaires, insiste le colonel Christian Boulard, chaque année nous recrutons 200 volontaires mais nous en perdons autant », déplore-t-il.

Une difficulté d’autant plus grande que la majorité des centres de secours de l’Aisne fonctionnent uniquement avec des sapeurs-pompiers non professionnels. « Sur les 63 centres de secours du département, on trouve des pompiers de métiers dans 9 centres. Mais ce n’est pas une spécificité de l’Aisne, notre taux de professionnels est similaire aux autres régions françaises », rappelle le colonel Christian Boulard.

Au total, 1797 sapeurs-pompiers volontaires œuvrent dans le département soit 84 % des effectifs. Un chiffre encore insuffisant pour le Sdis 02 qui poursuit ses campagnes de recrutement.

En savoir plus...

# PPCR : C’EST MIEUX POUR VOS CARRIÈRES

«PPCR = DES AVANCÉES POSSIBLES»ON L’AVAIT DIT !

Le protocole PPCR (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations) améliore les rémunérations en revalorisant tous les indices de tous les échelons de toutes les grilles.

Il entame, en plus, un processus de transformation des primes en points d’indice pour toutes les catégories de fonctionnaires (Décret n°2016-588 du 11 mai 2016).C’est une ancienne revendication de la CFDT car les primes sont exclues du calcul de la pension. Cette transformation, certes encore modeste, est une première étape vers plus de justice dans l’équilibre des rémunérations et pour l’amélioration de la retraite des fonctionnaires.

DANS LE DÉTAIL...

  • Pour la catégorie C, la réduction du nombre de grades de 4 à 3, comme en B et A, c’est l’assurance pour un plus grand nombre de parvenir au dernier grade.
  • La garantie pour tous les fonctionnaires d’un déroulement de carrière sur au moins deux grades : actuellement, un quart des fonctionnaires termine sa carrière sur son grade de recrutement.
  • Les ratios d’avancement, qui continueront d’être fixés dans chaque ministère et collectivité locale, tiendront compte de cette nouvelle garantie.
  • L’intégration dès 2016 d’une part des primes sous forme de points d’indice : cette part est certes modeste mais c’est un début, une mesure de justice sociale pour ceux qui n’ont pas ou peu de primes ainsi qu’un plus pour les retraites de tous.
    Les agents ne bénéficiant d’aucune prime ou indemnité autres que celles-ci, n’auront aucune somme déduite.
    C’est du gain net de pouvoir d’achat.
  • La refonte et la valorisation des grilles de rémunération des catégories C, B et A de 2016 à 2021.
  • L’amélioration des procédures de recrutement(rénovation et simplification des épreuves de concours ;développement des concours sur titres pour les professions réglementées...).
  • La simplification et l’harmonisation de l’appréciation de la valeur professionnelle des agents.
  • L’intégration en catégorie A des travailleurs sociaux(enfin !) en février 2019.
  • La négociation triennale sur les salaires (avec prise en compte de l’inflation) est réaffirmée avec un premier rendez-vous salarial en février 2016.
  • Un travail avec les signataires visant à proposer aux filières professionnelles identiques des règles statutaires communes inter fonctions publiques et des dispositions facilitant la mobilité.
  • Une simplification de l’architecture statutaire par rapprochement de corps ou cadres d’emplois ou filières professionnelles.
  • La transformation de prime en points d’indice s’achève en 2019 pour la catégorie A : 18,50 € de prime transformés en 5 points d’indice.

LE MIRAGE DU RECLASSEMENT EN CATÉGORIE B

C’est bien grâce à la CFDT que les agents de maîtrise ont un avenir dans la fonction publique territoriale.

  • Réclamer le passage en catégorie B des agents de maîtrise comme certains s’en sont vantés alors qu’ils savaient que c’était impossible, c’est de l’hypocrisie !
    En effet, le protocole PPCR ne prévoyait pas ce reclassement et le gouvernement avait prévenu qu’il appliquerait «tout PPCR mais rien que PPCR».
  • Rappelons aussi qu’à l’État, l’encadrement des adjoints techniques est classé en échelles 5 et 6 de la catégorie C, il en est de même pour la maîtrise hospitalière.
    À supposer néanmoins que par extraordinaire, le gouvernement ait accepté ce reclassement en B, il est très probable qu’il n’aurait concerné qu’une partie des agents de maîtrise : souvenons nous du cadre d’emplois des contrôleurs de travaux créé en 1995 et disparu depuis.
    Avec une intégration partielle, les agents de maîtrise restés en catégorie C dans des grades en extinction auraient eu de quoi se sentir frustrés. Et les adjoints techniques accédant aux missions de maîtrise risquaient forts d’être maintenus en échelles C2 et C3, comme leurs collègues de l’État et de l’hospitalière.

Faire gagner les uns au détriment des autres, ce n’est pas dans les pratiques CFDT.

CE QUE LA CFDT A OBTENU

La CFDT s’est battue à la fois pour maintenir la spécificité territoriale des agents de maîtrise et obtenir une nette amélioration de leur rémunération et de leur carrière :

  • Une grille spécifique pour les agents de maîtrise qui se termine à un indice supérieur au dernier échelon de l’échelle C3
  • Un grade d’agent de maîtrise principal qui se termine au même niveau que le premier grade de catégorie B
  • Une durée plus courte pour que les agents de maîtrise soient promouvables au grade d’agent de maîtrise principal : 4 ans dans le grade y compris le stage, au lieu de 6 ans en tant que titulaire au 1er janvier de l’année du tableau d’avancement auparavant
    L’accès des adjoints techniques des établissements d’enseignement (ATEE) à la maîtrise.
En savoir plus...

Courrier réponse du DDSIS du SDIS74 concernant les heures d'entrainement du GASP

La CFDTSDIS74 a contacté le DDSIS concernant la proratisation du temps d'entrainement des plongeurs du SDIS74.

En effet, certains chefs de centre avec l'appui de leurs chef de groupement et responsable de la spécialité ont réduit les nombres d'heures d'entrainement des plongeurs au prorata du temps de travail.

Notamment, les agents à 80% ne font plus que 80% d'heures d'entraînement plongée. Cette pratique mets en danger nos sapeurs-pompiers et la qualité des secours.

La CFDTSDIS74 est farouchement contre cette pratique.

Vous trouverez la réponse du DDSIS ci-dessous

Visible uniquement par les adhérents après connexion

En savoir plus...

Enfants tués par un tracteur dans l’Aveyron : un jeune pompier condamné à six ans de prison

L’homme de 27 ans avait renversé deux enfants de 7 et 8 ans roulant en vélo en mai 2018, près de Rodez.

Un jeune pompier d’une caserne parisienne, a été condamné mercredi à Rodez à 6 ans d’emprisonnement pour avoir causé la mort de deux enfants en 2018 alors qu’il circulait en état d’ébriété avec un tracteur, selon le parquet.

Le jeune homme, qui avait été placé en garde à vue puis en détention provisoire après l’accident mortel, a été maintenu en détention et son permis de conduire a été annulé, a précisé le procureur de la République de Rodez, Olivier Naboulet, qui a requis mercredi 7 ans de d’emprisonnement.

 

Deux enfants en vélo

En mai 2018, cet homme alors âgé de 27 ans avait pris un virage trop rapidement alors qu’il conduisait un tracteur tirant une remorque trop chargée, dans le secteur de Montbazens, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Rodez. Il avait renversé deux enfants de 7 et 8 ans qui roulaient à vélo.

L’enquête judiciaire avait révélé qu’il avait une alcoolémie de "près de 2 g d’alcool dans le sang" au moment de l’accident, avait alors indiqué le parquet de Rodez.

Déjà condamné pour conduite en état alcoolique en 2011 en Aveyron, où il a des attaches familiales, le conducteur avait été interpellé immédiatement après l’accident et placé en garde à vue. 

En savoir plus...

CAP SPP de catégorie C du SDIS74

Une  commission administrative paritaire SPP de catégorie C s’est tenue le 22 janvier 2019.

1) Demandes de disponibilité ou renouvellement pour convenances personnelles

Visible uniquement par les adhérents après connexion  


2) Tableau d’avancement au grade de caporal-chef 2019

Visible uniquement par les adhérents après connexion


3) Liste d’aptitude sergents 2019

Visible uniquement par les adhérents après connexion


4) Tableau d’avancement au grade d’adjudant 2019

Sur la demande du SNSPP seul 55% Visible uniquement pour les adhérents après connexion

La CFDTSDIS74 s'est abstenu car nous ne pouvons pas accepter le changement de règles en cors de match - Le ratio promu/promouvable

Le tableau reçoit un avis défavorable suite au vote contre du SNSPP. Cette décision est lourde de conséquence pour le tableau d'avancement d'Adjudant 2019.

 

Vous avez des questions, vous pouvez les poser sur notre forum

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS
  • 1
  • 2